penser la musique

27 août 2016

Communications, publications, émissions, prix

Communications :

 

Iris ou les chemins de traverse entre Miles Davis et Wayne Shorter, Séminaire Mamuphi, Salle Stravinsky, Ircam, Paris, 8 octobre 2016 .

(http://www.entretemps.asso.fr/2016-2017/#_ednref1)

 

Réécriture de la modernité dans Quatre chants pour franchir le seuil de Gérard Grisey, Colloque "La musique et l'ultime. Esthétique des dernières oeuvres", Laboratoire RASM-Université d'Évry-Val-d'Essonne, Évry, 9 décembre 2015 .
(http://www.univ-evry.fr/modules/resources/download/default/Recherche/Les%20laboratoires/RASM/pdf/colloquemusiqueultimeCopie.pdf)

 

L'ambiguïté a posteriori du titre du diptyque orchestral de Kaija Saariaho : Du cristal … à la fumée, Journée d'étude internationale, "Les œuvres de Kaija Saariaho – Entre inspiration visuelle et influence littéraire", en présence de Kaija Saariaho, IUF & GREAM-Université de Strasbourg, CDMC, Paris, 26 avril 2013 .

(http://www.creim.fr/wp-content/uploads/2013/03/Flyer-Journ%C3%A9e-Internationale-Kaija-Saariaho-j-26-avril-2013.pdf

(AUDIO : http://www.cdmc.asso.fr/fr/ressources/rencontres-enregistrees/oeuvres-kaija-saariaho-entre-inspiration-visuelle-influence-9
https://gream.unistra.fr/publications/publication/?tx_ttnews%5Btt_news%5D=6474&cHash=a72ab702d6bace773666b6196f56c6fd)

 

You cannot be serial ? Pitch Class set, jazz et compositions, Séminaire Mamuphi, CIRPHLES, Pavillon Pasteur, ENS Ulm, Paris, 6 avril 2013 .

(http://cirphles.ens.fr/mamuphi/archives-130/annee-2012-2013/seminaire-mamuphi-136/)



Contexte et analyse de Spectra (1958) de Gunther Schuller:
peut-on parler d'une oeuvre proto-spectrale?
, Séminaire doctoral et post-doctoral –
Université Paris IV, Théorie et Analyse de la Musique ,
Le son et sa forme,
Centre Serpentine, Paris, 8 mars 2013 .

 

Timbre, diversité et harmonie chez Jean-Jacques Rousseau, Colloque organisé par Philippe Meirieu dans le cadre du Tricentenaire de la naissance de Rousseau, Journées d'été d'EELV, Université de Poitiers, Poitiers, 23 août 2012 .                    

( https://www.youtube.com/watch?v=eRINFSHRdjM )

 

Notes de lecture et présentation du livre de Marc Leman, Embodied Music Cognition and Mediation TechnologySéminaire IDEAT-Jean-Marc Chouvel, Université Paris-1 Panthéon Sorbonne / CNRS, Centre Panthéon, Paris, 5 mars 2011 . 

 

De Bach au Free Jazz (en passant par la Musique Contemporaine), la notion de dispositif chez Pierre Schaeffer, Journée "Les grandes répétitions" dans le cadre du Centenaire de Pierre Schaeffer, MPAA - Carré St Germain, Paris, 4 février 2011 .

(http://jazzaparis2.over-blog.com/article-frederic-maintenant-cecil-taylor-mpaa-5-fevrier-66016402.html)

 

Third Stream v. Free Jazz, de Gunther Schuller aux musiques actuelles improvisées en passant par la rencontre d’Edgar Varèse avec Charles Mingus, Colloque international, Comment analyser l'improvisation?, Sfam, Ircam & Université de Strasbourg, Ircam, Paris, 12 février 2010 .

(http://sfam.org/index.php?option=com_content&view=article&id=88)

(AUDIO : http://medias.ircam.fr/x8c37f6_third-stream-v-free-jazz-de-gunther-schu)

 

Sur l'épistémologie de la notion de timbre, Séminaire IDEAT-Hugues Dufourt, La logique et le sensible, Université Paris-1 Panthéon Sorbonne / CNRS, Centre Panthéon, Paris, 2 décembre 2009 .

 

  

Vie et art autour de Vostell à Cologne à la fin des années 60 (en collaboration avec Wilhelm Bruck) , Exposition Wolf Vostell, Carré d'Art, Nîmes, 5 avril 2008 .

 

 

Notes sur Michaël Levinas et Trois Pensées pour Coma (première française), Université Paul Valéry et Conservatoire de Montpellier, Opéra Comédie, Montpellier, 25 mars 2006 .

( http://penserlamusique.canalblog.com/archives/2012/03/14/23754787.html )

 

Controlling Spectral Harmony with Kohonen Maps, 3rd International Conference “Understanding and Creating Music”, Maths department, Università di Napoli 2, Caserta, 11 décembre 2003 .

http://ww.unina2.it/capirelamusica.sun/homesun3.htm)





Publications :

 

Third Stream versus Free Jazz : de Gunther Schuller vers un art musical de l'improvisation en passant par la rencontre d’Edgar Varèse avec Charles Mingus, in Penser l'improvisation - sous la direction de Mondher Ayari, pp. 233-48, Delatour 2015 .

(http://www.editions-delatour.com/fr/musicologie-analyses/2753-penser-l-improvisation-9782752102485.html)

 

Controlling Spectral Harmony with Kohonen Maps, in M. Olibetti-Belardinelli (ed.), Cognitive Processing, Volume 4 (2003), Springer Berlin/Heidelberg. In G. Buzzanca, G. Di Maio, G. Nottoli, M. Olibetti-Belardinelli, L. Tarabella (ed.), CD-Rom .

(http://ww.unina2.it/capirelamusica.sun/Maintenant.pdf + http://p6.storage.canalblog.com/64/88/956410/72703855.pdf)
(
http://download.springer.com/static/pdf/304/art%253A10.1007%252Fs10339-004-0011-5.pdf?originUrl=http%3A%2F%2Flink.springer.com%2Farticle%2F10.1007%2Fs10339-004-0011-5&token2=exp=1472292575~acl=%2Fstatic%2Fpdf%2F304%2Fart%25253A10.1007%25252Fs10339-004-0011-5.pdf%3ForiginUrl%3Dhttp%253A%252F%252Flink.springer.com%252Farticle%252F10.1007%252Fs10339-004-0011-5*~hmac=9ba0f963f9e457b40d1911e83ce1179eab0a2f8e6909603f578d2c5180d87464)



 

Publications web :

 

Interior Exile / Exile Intérieur in The Art Section 5.1, Janvier 2011 .

(inc AUDIOS : http://zoolander52.tripod.com/theartsection5.1/id21.html+ http://zoolander52.tripod.com/theartsection5.1/id19.html)

 

Out to lunch – Dolphy - Varèse - Coltrane – Stockhausen in Jazz à Paris, 21 décembre 2010 .

( http://jazzaparis.canalblog.com/archives/2010/12/21/19869187.html  )

 

Festival R de Choc 3 un mois déjà, 31 juin 2009 .

(http://festivalr-de-choc.blogspot.fr/2009/07/festival-r-de-choc-3-un-mois-deja.html)

 

 

 

Prix et sélections :

 

1999 & 2004 SPNM (Society for the Promotion of New Music) .

2000 Cagamelan with Joanna MacGregor and the South Bank Centre Gamelan Players – Bath Festival .

2001 Acanthes Off – Festival d'Avignon .

2002 Goldberg Ensemble .

2003 PRS-Arthur Bliss, Master of the Queen (1953-75) .

2003 Nicola Ugo Stame, Istituto Italiano per gli Studi Filosofici - UCM .

(http://ww.unina2.it/capirelamusica.sun/homesun3.htm)

 

 

 

Émissions Radio et articles de presse :

 

Invité (30mn) dans l'émission de Clément Lebrun, Le cri du Patchwork, Sciences (4/4) : Sciences et musique, France Musique, Radio France, Paris, 24 janvier 2015

(AUDIO : http://www.francemusique.fr/emission/le-cri-du-patchwork/2014-2015/sciences-4-4-sciences-et-musique-01-24-2015-16-00 )

 

 

Présentation de Nuées d'Airan pour Gamelan (2000), par Joanna MacGregor dans l'émission de Sarah Walker, Hear and Now, 9 juin 2000 (http://genome.ch.bbc.co.uk/search/100/20?q=gamelan#search)

 

 

Citation dans :

 - Alain Lambert, Penser l'improvisation, 12 février 2016,

(http://www.musicologie.org/16/penser_l_imrpovisation.html)

 - Francis Marmande, Jazz à la Java, hommage à la vie, Le Monde, 23 avril 2013

(http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/04/23/jazz-a-la-java-hommage-a-la-vie_3164732_3246.html#MEohPYcVeGperlAb.99)

- François Nicolas, Comment l’invention de l’algèbre redistribue ce que calculer, théoriser et démontrer veulent dire, Cirphles, ENS, 23 mars 2013

(http://cirphles.ens.fr/caphes/mamuphi/seminaire-mamuphi-136/article/francois-nicolas-comment-l )

 

 

 

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22 janvier 2015

Frédéric Maintenant, 30 mn sur France Musique entre 16h et 17h samedi 24 janvier 2015 dans Le cri du Patchwork de Clément Lebrun

Samedi 24 janvier de 16h à 17h -
http://www.francemusique.fr/…/sciences-4-4-sciences-et-musi… -

Invité par Clément Lebrun dans Le cri du Patchwork sur France Musique, nous discuterons de mes compositions, de celles qui s'intègrent dans une démarche vers une forme de spectralisme. Des extraits de mes pièces illustreront nos propos. 
J'évoquerai aussi la poétesse grecque Erinna (chère à l'actrice et militante de Syriza Anastassia Politi et sa compagnie Erinna https://www.facebook.com/permalink.php?id=543809625658478&story_fbid=837636056275832 ) et par là, en filigrane, l'importance de la Grèce et aussi de la mort, avec une pensée pour les évènements récents en France... mais aussi pour ceux du Nigéria (https://www.youtube.com/watch?v=vzK4O-uA5A0&app=desktop ) et une pensée pour la jeune photo-reporter Camille Lepage (http://www.camillelepage.org/ )... 
Ce n'était pas le cadre de l'émission d'en parler, je n'ai fait qu'évoquer brièvement ... mais les compositions sont là, pour moi, aussi pour se rappeler de la vivacité d'une époque. Cela ne peut être systématique. Cependant, souvent, j'essaie de faire passer ce message dans ma musique: dans quelle époque vivons-nous?

Je travaille depuis 2012 à l'élaboration d'une pièce musicale mettant en oeuvre la notion de parrêsia chère à Michel Foucault - http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article124 - notion très présente dans la pièce de théâtre Ion de Euripide.

" Sciences (4/4) : Sciences et musique le samedi 24 janvier 2015
Fin de notre parcours entre mathématiques, physiques et biologie : nous recevrons le compositeur et musicologue Frédéric Maintenant, et comme chaque samedi, un zoom sur une œuvre de la fin du XXe siècle et un son. " (Clément Lebrun)

 

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04 mars 2013

Création/Concert le 6 Mars - Présentation/Séminaire le 8 Mars

Mercredi 6 Mars, 20h30 à l'Angora, 3 boulevard Richard Lenoir, Bastille, Paris XI.


Création de la pièce de Frédéric Maintenant, Pièce N°6 pour piano (1999) interprétée par Dora Stalidou.

La pièce sera présentée en deux versions interprétées par Dora Stalidou, une version rapide et une version lente. Entre ces deux versions, Frédéric Maintenant effectuera une improvisation, le tout formant une pièce dans l'esprit Third Stream: Variation sur Pièce N°6 .

Dora Stalidou: Piano
Frédéric Maintenant: Piano

Ensuite, Frédéric Maintenant reprendra l'idée de deux de ses pièces improvisées:

1. Mémoire de la Forêt Noire [pour Cecil Taylor] (2011)
2. Seurat [pour Gérard Grisey] (2003)

Frédéric Maintenant: Piano


A noter que le Vendredi 8 Mars, Frédéric Maintenant fera une présentation en Sorbonne:
Contexte et analyse de Spectra (1958) de Gunther Schuller: peut-on parler d'une oeuvre proto-spectrale?
dans le cadre du séminaire de Jean-Marc Chouvel, "Théorie et analyse de la musique" 17h30 - 20h, salle D421 du centre Serpente (Université Paris Sorbonne, Maison de la recherche, 28, rue Serpente 75006 Paris)




À propos de Pièce n°6 (1999) pour piano

Durant les années 80, j'ai essayé de développer en autodidacte une technique sérielle dodécaphonique qui puisse aussi servir à l'improvisation. Je ne connaissais pas alors la pensée de la Third Stream mais étais familier, en tant qu'auditeur, à la fois de la musique pour piano de Schönberg et de la musique pour ensemble de Carla Bley. Ainsi me vint l'idée simple de jouer une gamme ton par ton à la main gauche et l'autre à la main droite, il était possible alors de mémoriser partiellement des séries.
Pour moi le seul test valable d'une théorie musicale est dans la pratique et dans la réception par des experts. L'écoute faite par des auditeurs non musiciens me paraît aussi hautement estimable. En 1987, j'eus l'occasion, de façon naïve, de valider en partie ma théorie.
Travaillant dans l'organisation du festival de Jazz de Nîmes, il m'était possible de rencontrer et discuter avec de nombreux acteurs essentiels de la scène musicale contemporaine dite jazz. Mais le test de la pratique en présence de Don Cherry reste pour moi un moment révélateur.
Travaillant sur ce principe de composition/improvisation sérielle, je fus amené pour des raisons de commodités à aller jouer sur le piano de l'hôtel où logeait Don Cherry. Celui-ci était en train de manger une soupe, il était midi, et je m'enquis de savoir si cela ne le gênait pas que je joue du piano: Non répondit-il, j'aime écouter de la musique en mangeant.
Sachant qu'il allait faire un concert avec Ornette Coleman dans la soirée, je n'hésitais pas et partis dans une improvisation pseudo-sérielle dont il ne reste aucune trace. Ayant fini de jouer je constatais que Don Cherry n'était plus là, et m'empressais un peu gêné de retourner à mon travail pour le festival. Lorsque sortant de l'hôtel, j'entendis une voix, me demandant de m'assoir. Don Cherry était là, dans un fauteuil, il semblait intrigué par ma musique, il ne rentra dans aucune considération technique, et finit par me dire: "keep your head cool, and it will work."
Ce n'est que récemment que je me suis rendu compte que cette remarque m'avait servi aussi dans mon travail théorique et pas uniquement dans ma capacité à improviser de façon convaincante au piano.
Dix ans plus tard, après un stage de piano et une rencontre avec Barry Harris, ayant fini mes études de mathématiques puis d'acoustique à l'Ircam notamment, ayant sous l'impulsion de Michaël Lévinas, entrepris des études complémentaires de jazz à Goldsmith's College et à la Guildhall School of Music and Drama où je croisais très brièvement George Russell, dix ans plus tard, je me reposais la question de trouver une technique de composition sérielle durant le cours de mon Master en musique contemporaine option composition à l'université de Bath Spa.
Je connaissais alors en partie les idées de Gunther Schuller et d'André Hodeir, mais je cherchais mon propre langage ailleurs, c'est ainsi que je trouvais des réponses à mes questions dans l'ouvrage de Alan Forte, The Structure of Atonal Music (1973). Je décidais alors d'écrire une série de 29 pièces, chacune étant une étude sur chacun des 29 pc-sets de 4 notes, organisés en séries suivant des chaînes de Markov. Finalement, je m'arrêtais après 6 pièces, le 6ème pc-set  (0,1,2,7) ne comportant ni tierce mineur, ni tierce majeur.
On peut lire dans mon journal au 20 octobre 1998: Tétratonie VI (fugue) is finished. Je me décidais plus tard pour un titre plus sobre: Pièce N°6, et datais cette pièce en 1999. J'ajoutais aussi une dédicace à la mémoire de Georges Perec.
Le tissu musical de Pièce N°6 a été repris, retravaillé dans Honduras, pour mezzo-soprano, flûte, trompette, violoncelle, piano et percussions (1998/99), 10mn, pièce créée par le Cornelius Cardew Ensemble le 19 mai 1999 dans le cadre de l'inauguration du Michael Tippett Centre à Bath. Quelques barres de mesures de Pièce N°6 peuvent être entendues telles quelles au début de la 3ème partie de Honduras.
Frédéric Maintenant

(http://penserlamusique.canalblog.com/)

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05 juin 2012

Frédéric Maintenant

"J'apprécie beaucoup votre travail pour l'ensemble de flûtes. Il apparait à l'écoute une cohérence harmonique remarquable - je l'ai remarquée avant de prendre connaissance de votre article et de la nature de vos recherches : votre démarche semble vraiment bien fonctionner! "
(Jean-Claude Risset, déc. 2008)

Frédéric Maintenant est compositeur, pianiste improvisateur et chercheur associé à l'Institut ACTE (Arts Créations Théories Esthétiques) - UMR CNRS 8218 (IDEAT FRE 3307 ex-UMR 8153 - CNRS/Université Paris 1)

 
Notes:

1. La version française de ma biographie se trouve à la suite des versions anglaise et allemande

2. Pour une introduction à ma musique / For an introduction to my music, you can read this article (version française aussi): Interior Exil / Exil Intérieur  inclus / included : Nuées d’airain, pour Gamelan (2000/2004) ; Mémoire résonnante, pour vibraphone solo (2004) ; Interstice, pour 1 flûtiste et 1 guitariste, théâtre musical (2002-2003) - extract - ; Mandi, Cuci, Kakus (improvisation by Hansberry-Maintenant-Marzan trio - 2010)

 

Biog. before I return to live in France in 2006:

Frédéric Maintenant was born in Paris in 1965. He is based in Bristol since 1996. He began his musical studies at 11; they have included Jazz piano with Howard Riley at Goldsmith’s College and orchestration for Jazz ensemble with Scott Stroman at the Guildhall School of Music and Drama, in London.  In 2000, he completed his Master in Contemporary Music and Culture option composition with Philip Cashian, at Bath Spa University College. He has also studied with Brian Ferneyhough, Peter Eötvös, Klaus Huber, Toshio Hosokawa during the Ircam Academy and Acanthes summer schools.
Two of his pieces have been shortlisted by the spnm, in 1999 and in 2003.  He received in 2000 a 3 year grant to study Music and AI at the Open University. In 2003,  he was given a Nicola Stame award for his paper, Controlling Spectral Harmony with Kohonen Maps.  The same year, his first music theatre piece was premiered in Cologne; Interstice was commissioned by Camilla Hoitenga with some funding from the  Bliss Trust / PRS Foundation.  
Since 2004, he is a visiting lecturer in Music Theatre at Paul Valéry University in Montpellier.
Frédéric is a member of the PRS, the Severnside Composers Alliance and the spnm.

 

Alte Feuerwache Köln, 2003:

Frederic Maintenant – Biographie 

Geboren am 12.01.1965 in Paris, begann F.M. im Alter von 10 Jahren mit Klaengen und Musik zu experimentieren, als er einen Kassettenrekorder geschenkt bekam. Jedoch sein Enthusiasmus fuer Johann Sebastian Bach und Glenn Gould. veranlasste ihn, Klavierunterricht (klassisch 1976-82) zu nehmen, bevor er einfach mehrfach ausgezeichneter Radioproduzent wurde (1984-90).
Nachdem er 1990 sein Mathematikstudium absolviert hatte, studierte er in Le Mans und Paris Akkustik (1990-92), zuerst am Ircam-Institut und dann an der Telecom bei Jean-Marc Jot.
Von 1992 bis 1996 studierte er Jazz (Klavier und Arrangements) am Goldsmiths College und der Guildhall Schule fuer Musik und Drama in London. Seit Maerz 1996 in Bristol lebend hat er verschiedene Jazz-Bands geleitet, war musikalischer Leiter eines Cabarets (1998) und gegenwaertig ist der Kopf der Band Lanquiditors (Musik fuer Theater, Poesie und Film). Als “gelernter Pianist” hat er immer versucht, das Gleichgewicht zwischen improvisierter und komponierter Musik zu halten.
Ermutigt in den Jahren bei Musikern wie Don Cherry, Charles Tyler und Michaël Levinas.fuer seine konzeptionellen musikalischen Ideen als hauptsaechlich autodidaktischer Komponist, studierte F.M. von 1998-2000 Komposition bei Philip Cashian und erhielt den Master of Arts in Zeitgenoesischer Musik und Kultur im Jahre 2000. Dann vertiefte er seine kompositorischen Kenntnisse an der Ircam-Akademie im Jahr 2001 und an Acanthes im Jahre 2001 und 2002 bei with Brian Ferneyhough, Marc-André Dalbavie, Jonathan Harvey, Peter Eötvös, François-Bernard Mâche, Ivan Fedele.
Seit 1999 hat seine Musik begeisternde Auffuehrungen in ganz GB (Bath, Bristol, London, Leeds) und Frankreich (Avignon) von fuehrenden Ensemblen wie das Goldberg Ensemble., das Cornelius Cardew Ensemble und Interpreten, so z.B. Simon Limbrick und Catherine Pluygers,  erfahren. Sein Stueck fuer Streichinstrumente, If on a cold Easter day an agreement, war von der spnm (Gesellschaft zur Foerderung neuer Musik) nominiert worden und gewann einen weiteren spnm-Wettnewerb im Jahre 2001. Joanna MacGregor, von 1999-2000 kuenstlerischer Direktor der spnm, gab ein Stueck fuer Gamelan in Auftrag, Nuées d’airain, was auf dem Intenationalen Bath Festival 2000 ausgezeichnet und anschliessend von der BBC gesendet wurde.
Derzeitig Kuenstliche Intelligenz, Digitale Signaltechnik und Elektroakustische Musik studierend mit dem Ziel der Dissertation, dank eines Stipendiums der Open University, bewegten sich seine aesthetischen und kompositorischen Orientierungen in Richtung Spektralmusik, beeinflusst von der Musik und Ideen Gérard Griseys und , verstaerkt in der letzten Zeit, Kaija Saariahos.
Die Bedeutung von Live-Musik und die Freude mit Musiker zusammen zu arbeiten, die F.M. hatte, als er Errantes graminées fuer Camilla Hoitenga Werkstatt im Rahmen der Acanthes (Avignon 2001) kompinierte, bewegte ihn, die akkustische Musik gegenueber der reinen elektronischen Musik zu bevorzugen.


                                                                                                     -------------------------------

Frédéric Maintenant est compositeur, pianiste improvisateur et chercheur associé à l'Institut ACTE (Arts Créations Théories Esthétiques) - UMR CNRS 8218 (IDEAT FRE 3307 ex-UMR 8153 - CNRS/Université Paris 1)

Né le 12 janvier 1965, à l’Hay-les-Roses près de Paris, Frédéric Maintenant étudie le piano classique puis les techniques de piano-jazz avec Barry Harris et Howard Riley. Compositeur autodidacte dans un premier temps, il décide, à la suite de rencontres avec Michaël Levinas à l'Ircam en 1991, d’entreprendre des études de musique qui le conduiront à l’obtention d’un master en musique contemporaine option composition avec Philip Cashian, puis à étudier avec Peter Eötvös, François-Bernard Mâche, Klaus Huber et Toshio Hosokawa au centre Acanthes en 2001, 2002, 2003, ainsi qu’avec Brian Ferneyhough et Marc-André Dalbavie à l’académie d’été de l’Ircam en 2001.

Son bagage scientifique (licence de Maths, plus études en Acoustique au Laum, au Cnam, à l’Ircam et aux Telecom) lui permet d’obtenir une bourse de recherche de 3 ans (2000-2003) pour étudier l’utilisation de l’intelligence artificielle en musique. Les résultats théoriques de ses recherches se trouvent dans son article Controlling Spectral Harmony with Kohonen Maps présenté lors de la 3ème conférence “Understanding and Creating Music” à Caserta, Italie, et pour lequel il a obtenu le prix Ugo Stame. Son papier, publié dans Cognitive Processing, inclut une ébauche d’analyse de sa pièce de théâtre musical Interstice, créée par Camilla Hoitenga et Wilhelm Bruck à Cologne en 2003 avec le soutien du Arthur Bliss fund et de la PRS. En 2008, Pierre-Yves Artaud et l'Orchestre Français de Flûtes dirigés par Jorge Lisboa Antunès créent ...; il se rendit compte d'une anomalie et, sans attendre, sauta hors de son véhicule,... pour 19 flûtistes, version orchestrale de Interstice mettant en jeu de nouvelles techniques d'orchestration liées aux recherches de Frédéric Maintenant sur les réseaux de neurones, recherches qu'il poursuit depuis 2009 en collaboration avec Alain Bonardi et Franck Jedrzejewski.


Vivant en Angleterre de 1992 à 2005, il a fait partie 2 fois de la sélection de la spnm (society for the promotion of new music, jury de selection incluant Jonathan Harvey); de plus, sa pièce pour Gamelan, Nuées d’airain, a été finaliste des concours spnm/South Bank Gamelan Players et sa pièce pour cordes, If on a cold Easter day an agreement, a été finaliste du concours spnm/Goldberg Ensemble.

Sa musique a été diffusée sur BBC Radio 3 ainsi que sur France 3.

De 2005 à 2010, il travaille à l'université Paul Valéry de Montpellier, d'abord en dirigeant un atelier de création musicale puis en étant chargé de cours pour le département de musicologie dirigé par Makis Solomos.

En dehors de la composition, il s'investit aussi dans les musiques improvisées, notamment depuis 2009 avec le trio Hansberry-Maintenant-Marzan. Remarqué et encouragé par Don Cherry pour ses qualités de pianiste improvisateur, Frédéric Maintenant a d'abord collaboré en France avec Charles Tyler avant de devenir une des figures de la scène Jazz et expérimentale de Bristol avec son groupe The Lanquiditors, et le CUBE cinéma.
Frédéric Maintenant a aussi travaillé avec des compagnies de danse, de théâtre, des poètes ou des plasticiens. Il a également produits des émissions de radio expérimentales à Montpellier ainsi que réalisé de nombreuses interviews (Carla Bley, Mike Brecker, Slim Gaillard etc.). Depuis 2008, il participe au développement culturel du projet Culture&Cultures au Château de Padiès, Lempaut. En octobre 2010, il est membre du jury du Festival International du Film Interculturel (CCiiff).

En février 2010, il a fait partie du colloque sur l'improvisation de l'Ircam avec la présentation « Third Stream v. Free Jazz, de Gunther Schuller aux musiques actuelles improvisées en passant par la rencontre d’Edgar Varèse avec Charles Mingus ».
Depuis 2009, sous la direction de Jean-Marc Chouvel et depuis 2010 celle aussi de Costin Miereanu, il entreprend une étude de l'épistémologie de la notion de timbre; exposition des prémices lors d'une présentation en décembre 2009 dans le cadre du séminaire La logique et le sensible du groupe de recherche IDEAT (Institut d'esthétique, des arts et technologies, CNRS/Panthéon-Sorbonne).

 

 

COMPOSITIONS

Créations par ordre chronologique inverse (voir plus-bas pour détails)

Luu Ly ( 2 chants pour l'alouette des terres d'exil ), pour mezzo-soprano et flûte alto, 20/07/2008, Lempaut.
Interstice K, pour flûte alto, 20/07/2008, Lempaut.
Instruvoix (1.2.3.), pour support à partir de voix et de sons produits par des enfant entre 2 et 6 ans, 28/06/2008, Montpellier.
Ningen pour support électronique, 26/06/2008, Paris.
Wehen der Stille, pour Guitarrón, 3 actions de théâtre musical en hommage à Wolf Vostell,  06/04/2008, Nîmes.
...; il se rendit compte d'une anomalie et, sans attendre, sauta hors de son véhicule,
pour 19 flûtistes, 13/03/2008, Paris.
Galilée ... parti dans les étoiles un soir de nouvelle lune pour support électronique,
version de spectacle 31/03/2007, Villeneuve lès Maguelone.  
Innaga waan gaadhaya daruur sare pour support électronique, 05/10/2005, Londres.
Interstice L, pour flûte basse et bande, 01/10/2004, Paris.
Mémoire résonnante, pour vibraphone solo, 22/05/2004, Versailles.
Interstice, pour 1 flûtiste et 1 guitariste, théâtre musical, 03/04/2003, Cologne.
Errantes Graminées, pour 6 flûtes et 1 saxophone soprano, 23/07/2001, Villeneuve-lez-Avignon.
If on a cold Easter day an agreement, pour 11 cordes, 06/04/2001, Leeds.
Before the agreement, pour hautbois, basson et piano, 24/09/2000, Londres.
Soudain, pour flûte solo, 20/09/2000, Bristol.
Nuées d’airain, pour Gamelan, 02/06/2000, Bath.
Baukis, pour percussions solo avec bande, 19/10/1999, Bath.
Honduras, pour mezzo-soprano, flûte, trompette, violoncelle, piano et percussions, 19/05/1999, Bath.
Monday’s Mood / Milestone (Miles Davis), pour orchestre de Jazz, 15/12/1996, Londres.



Musiques pour instrumentiste solo


Interstice L, pour flûte basse et bande (2002/2004), 10mn,
composé à Bristol, Villeneuve-lez-Avignon et Cologne
mots parlés extraits du poème Les Immatériaux de Michel Houellebecq,
commande de Camilla Hoitenga,
avec des fonds du Bliss Trust / PRS Foundation,
Camilla Hoitenga : flûte basse et voix,
diffusion sonore par Bryan Wolf et Frédéric Maintenant ,
Semaine des cultures étrangères du FICEP [Forum des instituts culturels étrangers à Paris],
Institut Finlandais, Centre culturel de la Finlande à Paris,  01/10/2004, Paris.
Art Cologne, 28. 10.- 1. 2005 Art Now, 39ème Foire Internationale de l'Art Moderne et Contemporain,
Alex Pay Foundation VIP Lounge, Kristallsaal, Koelnmesse, 30/10/2005, Cologne.

http://hoitenga.com/site/solo/

Interstice K, pour flûte alto solo (2002/2008), 7mn,
Version sans bande et pour flûte alto de Interstice L, adaptation faite au château Orieux à Massanes,
Jeanne-Marie Savourat : flûte alto et voix,
jardins du château de Padiès, 20/07/2008, Lempaut.
ref web. extrait 20:49 - 20:58,  FR3 - Carnet du sud (2008)

Soudain, pour flûte solo (2000),  8mn,
composé à Bristol,
commande de Rupert Hopkins pour le Bristol Poetry Festival 2000
Sayana Platonova : flûte,
Bristol Poetry Festival 2000, QEH, 20/09/2000, Bristol.

Mémoire résonnante, pour vibraphone solo (2004), 7mn,
composé à Bristol,
inspiré par la peinture Carrés d’être de Jacoba Ignacio,
commande de Pierre Lacroix, avec des fonds personnels, pour son “prix de perfectionnement” de la classe de percussions de Sylvio Gualda,
Pierre Lacroix : vibraphone,
[“prix de perfectionnement” presenté par Alain Bancquart, président du jury]
Auditorium du conservatoire national de région de Versailles, 22/05/2004, Versailles.
Existe aussi sous forme de
Video Art par Jacoba Ignacio (2005)
Chorégraphie par Elisa Thomas (2005)

Baukis, pour percussions solo avec bande (1999), 11mn,
composé à Rossnowlagh (Ireland) et Bristol,
en hommage posthume à Gérard Grisey,
inspiré par le poème La Quenouille de Erinna
Simon Limbrick : percussions,
Frédéric Maintenant  : diffusion sonore,
Michael Tippett Centre, 19/10/1999, Bath.



Musiques pour plusieurs instrumentistes


Before the agreement, pour hautbois, basson et piano (1998/2000),  6mn,
composé à Bristol,
Catherine Pluyger (hautbois), Glyn Williams (basson) et Robert Coleridge (piano),
Third London Festival of Wind Music, Bmic, 24/09/2000, London.

Errantes Graminées, pour 6 flûtes et 1 saxophone soprano (2001),  4mn,
dédié à Peter Eötvos,
composé à Villeneuve-lez-Avignon,
titre provenant du titre d’un recueil de poèmes de Pierre Torreilles,
Atelier Flûte de Camilla Hoitenga ( Acanthes 2001):
Keiko Murakami ( flûte solo), Benoit Fabre, Delphine Havaux, Camilla Hoitenga (flûte), Kazuko Ihara (flûte alto),
Ayako Kawano (flûte basse) and Philippe Caillot (saxophone soprano),
Concert impromptu du centre Acanthes 2001, organisé par Cécile Gilly,
pendant le Festival d’Avignon,
Eglise de la Chartreuse, 23/07/2001, Villeneuve-lez-Avignon.
version pour shakuhachi, violin, piano and percussion (2001)
séléctionnée par la society for the promotion of new music (spnm) en 2003.

If on a cold Easter day an agreement, pour 11 cordes solos (1998/2001), 8mn30sec,
composé à Bristol, Nîmes et Milton Keynes,
d’aprés le roman Si par une nuit d’hiver un voyageur de Italo Calvino,
The Goldberg Ensemble,
Sarah Ewins (premier violon), Malcolm Layfield (directeur et chef d’orchestre),
2001 Goldberg Ensemble Contemporary Festival Tour, Leeds University, 06/04/2001, Leeds.
séléctionnée par la spnm en 1999 [version pour ochestre de cordes de 1998]
lauréat du concours pour cordes de la spnm en 2001 (Steve Martland, président du jury).

Nuées d’airain, pour Gamelan (15) (2000/2004),
pour Kyai Lebdhåjiwå,
composé à Bristol et à Londres,
titre inspiré par La chute de Camus,
version Cagamelan (2000),    
(sur la sonate n°4 pour piano préparé (1946-48) de John Cage), 3mn,
The RCM Gamelan Project et members of the South Bank Gamelan Players
avec Isabelle Carré (Suling) et Robert Campion (Rebab),
2000 Bath International Music Festival, Pavilion, 02/06/2000, Bath.
Commande de Joanna MacGregor et de la society for the promotion of new music (spnm) pour le projet Cagamelan.
Diffusée sur Hear and Now, 09/06/2000, BBC Radio3.
Version SbGP Call for works (2004),
(sur Saturne pour ensemble et éléctronique (1979) de Hugues Dufourt), 11mn,
South Bank Gamelan Players avec Isabelle Carré (Suling) et Robert Campion (Rebab),
sélectionné et enregistré par les South Bank Gamelan Players,
South Bank Centre,  13/11/2004,  Londres
ref. web 1. version Cagamelan (2000)  2. version SbGP Call for works (2004)


Monday’s Mood / Milestone (Miles Davis), pour orchestre de Jazz (17) (1996), 5mn,
composé à Londres et à Belfast,
The Guildhall Jazz Band dir. Scott Stromann,
Vortex, 15/12/1996, Londres.

...; il se rendit compte d'une anomalie et, sans attendre, sauta hors de son véhicule,
pour 19 flûtistes (2006-2008), c. 20mn,
en hommage à Gérard Grisey,
composé à Nice, Montpellier, Nîmes et Villepreux,
mots parlés extraits du poème Les Immatériaux de Michel Houellebecq,
Commande de Pierre-Yves Artaud pour le concours OFF/SACEM 2006,
L'Orchestre Français de Flûtes dirigé par Jorge Lisbôa Antunes,
avec Pierre-Yves Artaud (flûte basse principale et voix),
Concert-créations Jorge Antunès/OFF (avec l’aval du Ministère de la Culture du Brésil),
Salle Cortot, 13/03/2008, Paris.
ref web. programme de concert



Musiques pour voix et instrumentiste(s)

Luu Ly ( 2 chants pour l'alouette des terres d'exil précédé d’un prélude )
pour mezzo-soprano et flûte alto (2008), 7mn,
composé à Massanes,
avec des extraits du roman de Duong Thu Huong : Myosotis (1996), traduit du vietnamien (titre original Luu Ly) en français par Phan Huy Dong,
commande de Armelle Orieux, production Syntax,
pour le 2008 CULTURE&CULTURES festival,
Armelle Orieux (mezzo-soprano) et Jeanne-Marie Savourat (flûte alto),
jardins du château de Padiès, 20/07/2008, Lempaut.
ref web Récital pour voix et flûte lors de Cultures & Culture Festival au château de Padiès (81).


Honduras, pour mezzo-soprano, flûte, trompette, violoncelle, piano et percussions (1998/99), 10mn,
composé à Bristol et Bath,
avec des extraits du poème Temporal d’Octavio Paz
The Cornelius Cardew Ensemble:
Sue Bissett (mezzo-soprano), Jos Zwaanenburg (flûte et flûte alto), Steve Altoft (trompette), Tangham Debonaire (violoncelle), Barry Russel (piano/chef d’orchestre), Jan Bradley (percussions),
Michael Tippett Centre, 19/05/1999, Bath.



Théâtre musical


Wehen der Stille, pour Guitarrón, 3 actions de théâtre musical en hommage à Wolf Vostell, (2007-2008), 10-20mn,
composé à Paris et Cologne,
avec des extraits du texte de Martin Heidegger: Aus einen Gespräch von der Sprache (1953-54)
(D’un entretien de la parole. Entre un japonais et un qui demande),
commande de Wilhelm Bruck,
créée dans le cadre de l'exposition Wolf Vostell (13/02 - 12/05 /2008 au Carré d'art de Nîmes),
sous la direction de Françoise Cohen, avec des fonds de la ville de Nîmes,
Wilhelm Bruck : Guitarrón et voix,
Frédéric Maintenant et Wilhelm Bruck: mise en scène,
Hall de Carré d'Art, 06/04/2008, Nîmes.

http://www.lesarchivesduspectacle.net/?IDX_Spectacle=41275

Créations:

. Allemande par Wilhelm Bruck, dans le cadre de Tage der Neuen GuitarrenMusik 2015, sous la direction de Andreas Grün, Trossingen, 14/06/2015 - http://www.andreas-gruen.de/tage/MHTrossTagNeuGitMus2015Progheft.pdf + http://www.mh-trossingen.de/fileadmin/media/pdf/Veranstaltungsbuero/15-06-13f_TageNeueGitarrenmusik_web.pdfhttp://www.bdz-online.de/sites/www.bdz-online.de/files/auftakt/2015-2.pdf 

. Suisse par Wilhelm Bruck, dans le cadre de la Carte Blanche for Wilhelm Bruck, in the sound installation Resonance Box / Ensemble Arciboldo, sous la direction de Abril Padilla, Bâles, 31/10/2015 - http://www.arcimboldo.ch/images/Fotos_resonance-box/Carte_blanche_W_Bruck/pages/resonance-box_CarteB_Bruck_Maintenant_MV.htm

 . Vidéo de la création allemande : https://www.youtube.com/watch?v=133vA10fEPc&feature=share

 . Texte distribué lors de la création française: http://penserlamusique.canalblog.com/archives/2012/02/16/23534552.html


Interstice, pour 1 flûtiste et 1 guitariste, théâtre musical (2002-2003), c.25mn,
composé à Bristol, Villeneuve-lez-Avignon et Cologne
basé sur le poème Les Immatériaux de Michel Houellebecq
commande de Camilla Hoitenga,
avec des fonds du Bliss Trust / PRS Foundation,
Camilla Hoitenga : flûte basse, voix et petites percussions,
Wilhelm Bruck : guitare électrique, voix et petites percussions,
Franz-Josef Heumannskämper  : mise en scène et éclairage
Frédéric Maintenant  : diffusion sonore et éclairage,
Alte Feuerwache,  03/04/2003, Cologne.

 

Musiques sur support


Instruvoix (1. 2. 3. ) (2008) 3mn 43sec; 3mn 05sec; 3mn 25sec
pour support à partir de voix et de sons produits par des enfant entre 2 et 6 ans (2008), 10mn 13sec
composé à Montpellier et Nîmes,
enregistrement Isabelle Humé-Ronzier et Frédéric Maintenant dans la classe de maternelle de Pascale Leblanc,
à l’école Florian, Montpellier,
Commande de Pascale Leblanc et de Isabelle Humer-Ronzier avec des fonds des Musiciens Intervenant en Languedoc
Roussillon (MILR), le soutien de l’Éducation National et de la DRAC Languedoc Roussillon.
Présentation de la première partie du projet par Pascale Leblanc sur le site de l’INA/GRM, Webradios,
émission avec François Delalande (rediffusion de 04/10/1976 augmentée d’insert visuel).
Diffusion sonore par Pascale Leblanc, Isabelle Humé-Ronzier et Frédéric Maintenant,
Ecole Florian, 28/06/2008, Montpellier.


Ningen pour support électronique (2008), 21mn 11sec,
mixage des pièces Mémoire résonnante, pour vibraphone solo (2004) ;  ...; il se rendit compte d'une anomalie et, sans attendre, sauta hors de son véhicule, pour 19 flûtistes (2006-2008) ; Nuées d’airain, pour Gamelan (2000/2004) ;  Interstice, pour 1 flûtiste et 1 guitariste (2002-2003),
commande de Jacoba Ignacio pour son installation « My First House »,
La Galerie terres d’Aligre, 26/06 – 06/07/2008, Paris.

https://issuu.com/jacoba.ignacio/docs/bouquin_expoissuu


Galilée ... parti dans les étoiles un soir de nouvelle lune pour support électronique (2006-2007), 10mn 16sec,
composé à Montpellier entre le 27 novembre 2006 et le 17 juin 2007,
à partir de 1 voix de femme et de 2 voix d'hommes
(les comédiens de la compagnie Inti: Pauline Torrubia, Pierre-Paul Constant, Didier Poiteaux)
commande de Gaelle Reynaud pour sa pièce L'oeil orange,
avec des fonds du Théâtre de Villeneuve lès Maguelone (34) / Scène Conventionnée Jeunes Publics La Grande Ourse, du Théâtre Jean Vilar de Montpellier (34), des  ADDA-Scènes Croisées / Scène Conventionnée en Lozère (48),
répertorié par la SACD.
Première diffusion sonore par Frédéric Maintenant,
Théâtre de Villeneuve lès Maguelone (34) / Scène Conventionnée Jeunes Publics La Grande Ourse,
Version de spectacle 31/03/2007, Villeneuve lès Maguelone.  


Innaga waan gaadhaya daruur sare pour support électronique avec voix d'enfants, de femmes, d'hommes (2005),
c. 31mn,
signifie “nous atteignons presque les nuages" en somali,
titre inspiré par le poème Le nuvole si sprofondano lucide … de Pier Paulo Pasolini,
composée à Bristol entre le 11 Juillet et le 8 Septembre 2005,
commande du DSAG (Dove Street Action Group),
avec des fonds du Bristol City Council Neighbourhood Arts Festival  Fund,
voix:  A. Ali, A. Ali, A. Ali, S. Ali, T. Brooks, J. Laddams, R. Lander, F. Maintenant, C. Miskelly, S. Postgate,
M. Suart, G. Suart-Mullin, W. Stuart-Mullin, M. Stylanou,
diffusion sonores diffusion Frédéric Maintenant,
Bristol Art 2005, Dove Street Art Trail, The Snail Gallery,
Version interactive, 09/09/2005, Bristol,
Version installation, 10/09/2005, Bristol.
Version spnm (5mn remix), curateur et diffusion sonore Matt Fairclough,
spnm Season Launch 2005-2006, Allies and Morrison’s, 05/10/2005, Londres.


Musiques de théâtre

Musique originale de la pièce de théâtre L'œil orange (2006-2007),
création de la compagnie INTI Théâtre INTI, texte et  mise-en-scène de Gaëlle Reynaud;
Spectacle coproduit par la Cie S'Akropolis, le Théâtre de Villeneuve lès Maguelone (34) / Scène Conventionnée Jeunes Publics La Grande Ourse ; le Théâtre Jean Vilar de Montpellier (34) ; ADDA-Scènes Croisées / Scène Conventionnée en Lozère (48);
Créé le 31 mars 2007, au Théâtre de Villeneuve lès Maguelone (34) / Scène Conventionnée Jeunes Publics La Grande Ourse;
Sélectionné par la Commission de concertation du théâtre à l'école (2007) pour bénéficier de l’aide à la diffusion dans le cadre du programme « Théâtre à l’école » et faire partie du catalogue « Spectacles à l’école » jusqu'en juin 2010.
Musique composée à Montpellier (Novembre 2006 - Juin 2007) diffusée lors de représentations en 2007 à Villeneuve lès Maguelone (31/03; 10/05), Nîmes (02/04, festival "Les p'tites canailles"), Montpellier (12-13/05, festival "Saperlipopette, voilà enfantillages!"), Huy (Belgique) (24/08, festival "Rencontres Théâtre jeune public"), Ramonville (09/10) etc...


Musique originale de la pièce de théâtre  Le Chant de la femme kamikaze (2005-2006),
création de la Cie Interstice,
texte de Royds Fuentes-Imbert, mise-en-scène de Royds Fuentes-Imbert et Marie Lamachère,
texte publié par les éditions L'Entretemps avec une bourse du centre national du livre (CNL).
Mixage de compositions diverses (2003-2005),
version duo avec Emmanuelle Lamachère et Marie Lamachère,
Théâtre du Hangar, Montpellier, 19 - 29 mai 2005;
version solo avec Marie Lamachère,
Théâtre de la Vignette, Université Paul Valéry, Montpellier, 23 - 24 février 2006 etc…

 



© Frédéric Maintenant 2012

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14 mars 2012

Notes sur Michaël Levinas et Trois Pensées pour Coma (avec accès à l'enregistrement de la première française)

Le 25 mars 2006, à l'Opéra Comédie de Montpellier, juste avant la création française de 3 pensées pour Coma de Michaël Levinas, par l'orchestre symphonique du Conservatoire et de l'Université Paul Valéry, sous la direction de Débora Waldman Santisteban, je faisais la présentation suivante (il est possible d'écouter la création en cliquant sur les liens appropriés, plus bas dans le texte):


Michaël Levinas est né en 1949 à Paris. D'origine lituanienne, en dehors de ses parents et de sa soeur Simone, le reste de sa famille a péri dans l'extermination du ghetto de Kovno, ville natale de ses parents. Son père, le philosophe Emmanuel Levinas dont on fête cette année (2006) le centenaire de la naissance, a été l'introducteur, en France, de la phénoménologie.
On ne peut évidemment nier l'influence d'un tel père, mais c'est sa mère, Raïssa Lévinas, qui l'initie à la pratique musicale. Elle abordait en effet la carrière de concertiste lorsque la guerre interrompit ses études pianistiques. On peut d'ailleurs noter l'importance que Michael Levinas a toujours réservé, dans sa carrière musicale, à son rôle d'instrumentiste, se produisant fréquemment au piano en concert, et enregistrant de nombreux disques, dont, en particulier, l'intégrale des sonates de Beethoven.
Au piano, il a notamment été l'élève de Yvonnes Loriot. En composition, son maître fut Messiaen. Il a également été pensionnaire à la villa Medicis à Rome en 1975-76.


En 1973, il fonde avec les compositeurs Tristan Murail et Gérard Grisey l'ensemble l'Itinéraire. Cet ensemble, toujours en activité, regroupe compositeurs, interprètes, mais aussi, dans une certaine mesure, des techniciens du son. Dés sa création, l'ensemble Itinéraire s'est donné pour but de dépasser la stricte partition. La création musicale s'élargit et comprend dés lors : la composition, les techniques instrumentales, ainsi que les possibilités qu'offrent les nouvelles technologies. L'Itinéraire collabore ainsi d'abord avec le GRM et, ensuite, l'Ircam. Il s'est agit finalement d'élargir l'horizon musical que proposait la musique sérielle. Il est aussi à noter que c'est de L'Itinéraire, principalement, qu'a émergé la musique spectrale telle que l'ont développée Grisey et Murail, et que, d'une certaine manière, Hugues Dufourt a contribué à théoriser. Michael Levinas, lui, ne nie pas les apports de la musique spectrale, mais en refuse son systèmatisme de façon à pouvoir préserver une certaine liberté sous-jacente à sa musique.


Pour lui "la notion d'idée musicale" est essentielle: "elle implique un accord entre des éléments insolites et des éléments intelligibles. Cet accord engendre à son tour un tout sensé (ou intelligible). Pouvons-nous ramener ce "faire sens" au seul ordre logique, tel qu'il se manifeste dans le langage ou dans les spéculations mathématiques par exemple? A moins que le "sensé" ne se produise aussi par les accords et désaccords qui s'établissent dans les données sensibles - sons ou couleurs. Certaines combinaisons de couleurs et de sons révèlent un ordre que l'on pourrait qualifier de poétique ou de beau: fécondité et règle mènent vers une cohérence qui aboutit chez le créateur à l'oeuvre." (Levinas, 1993)


Michael Levinas parle aussi de cohérence spectrale lorsqu'il évoque la nécessité d'une classification des instruments de l'orchestre au-delà de leur apparence physique, ceci pour permettre d'explorer, en particulier, une idée chère à Levinas: l'hybridation des différentes familles d'attaque acoustique. Par exemple, Levinas utilise fréquemment la caisse claire comme une sorte de sourdine des instruments à vent, l'action de l'instrumentiste consistant alors autant à émettre un son de son instrument qu'à faire vibrer le timbre de la caisse claire, créant ainsi un son hybride. Michaël Levinas met aussi en avant des techniques issue de l'avant-garde dans la manière de traiter le son, dans l'allégorie du monde animal. La richesse et la diversité de l'oeuvre de Michaël Levinas sont particulièrement apparentes dans des pièces telles que Appels (1974), Ouverture pour une fête étrange (1979), la Conférence des oiseaux (1985) ou encore Par delà (1994) (commande du festival de Donaueschingen, créée par l’Orchestre de la Südwestfunk sous la direction de Michaël Guielen) et son opéra Go-gol (1996) (créé par le festival Musica de Strasbourg, l’Ircam et l’opéra de Montpellier dans une mise en scène de Daniel Mesguich).


Quant à Trois pensées pour Coma, que nous allons entendre dans un instant, il s'agit d'une oeuvre exceptionnelle, à part, dans la mesure où une des contraintes était d'écrire une pièce qui soit jouable par des ensembles non professionnels. Ceci dit, Trois pensées pour Coma figure au catalogue des oeuvres de Michael Levinas sous la simple mention Trois pensées pour Coma (1999) pour ensemble instrumental
Le titre réfère d'une part aux trois mouvements qui constituent l'oeuvre: 1. cris d'oiseaux, 2. choral mécanique et 3. choral pulvérisé-évanoui; et d'autre part à Coma qui est le nom d'une association britannique qui a pour but de promouvoir la musique contemporaine jouable par des amateurs. CoMA veut dire Contemporary Music for Amateur.

La rencontre entre Michael Levinas et des membres de Coma s'est faite en 1998 lorsque Coma se produisait à Paris, à la Cité de la Musique. Très vite l'idée d'une commande s'est mise en place, de plus le festival international de musique de Bath mettant en avant, en 1999, la musique contemporaine française, il a paru opportun que la première mondiale ait lieu dans le cadre de ce prestigieux festival. Ayant moi-même participé activement à la première mondiale, je me réjouis particulièrement d'avoir pu contribuer, cette fois seulement au niveau de l'organisation, à la première française, à Montpellier. Je tiens particulièrement à souligner le rôle du chef d'orchestre Debora Waldman Santisteban, qui a eu Michael Levinas comme professeur d'analyse au CNSM et qui a eu à coeur d'assurer la première française de 3 pensées pour Coma, mais aussi celui de Frédéric Sacard, directeur du théâtre de l'université Paul Valéry qui a permis au projet de se mettre en place, ils sont donc tous les deux moteur essentiel de la création française de Trois pensées pour Coma.
Un dernier point de détails concernant cette oeuvre: son caractère polytemporal (vous en saisirez la portée dans le second mouvement) fait déjà l'objet d'étude de la part de musicologues, notamment John Greschak.

Référence:

Greschak, J. (2003). Polytempo Music: An Annotated Bibliography. ref-web.
Lescourt, M.A. (2006). Emmanuel Levinas (1906-1995): un philosophe du XXe siècle. In Cités 25, 2006, PUF.
Levinas, M. (1994). Transients of attack and hybrid sounds: toward a new mixity. Leonardo Music Journal, Vol.4 (pp. 13-15).
Levinas,  M. (1999). Le frisson de Mallarmé. In Levinas, M. Le Compositeur Trouvère.
Levinas, M. (1993). De l'Idée musicale. in Buci-Glucksmann C. et Levinas M. (ed.). L'Idée musicale, PUV.


Je tiens à remercier Michaël Levinas, Debora Waldman Santisteban et Marie Reverdy pour leur précieuse contribution dans l'écriture de ces notes.

 

© Frédéric Maintenant 2012

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11 mars 2012

Hiérarchisation des civilisations??? (3)

 suite … entre temps le discours s'est dégradé, on ne parle même plus de civilisation, mais de viande, évoquer les peintures de Bacon serait faire trop d'honneur à la pensée nauséabonde ambiante, pourtant leur effroi me vient à l'esprit, effroi des chairs nues sans vie. Décidément sans s'en douter, certains politiciens s'orientent vers une pensée de la destruction, de la mort sans vie, car la mort peut encore recéler bien des espoirs, non, avec eux, il n'y a plus rien, comme l'exprimait très bien notre grand poète populaire savant Léo Ferré. 

Mais revenons à des sujets plus abstraits, je le conçois, ceux qui me préoccupent souvent… Pourquoi rejeter le Jazz hors de tout concept dit savant, ou encore pourquoi le mot savant fait-il soit peur, soit attire-t-il, comme le mot art souvent galvaudé. J'aime faire aussi de la musique sans penser à l'art, mais penser à l'art contient une démarche, une intentionnalité, un allé vers, vers un inconnu, que les humains ont appelé souvent dieu faute de mieux, un inconnu qui s'est retrouvé cerné par le religieux qui parfois au lieu de lier, enchaîne. Donc des personnes, des musiciens luttent comme ils peuvent, l'un d'eux s'appelle Gunther Schuller, très proche de George Russel dont il a le plus profond respect (voir Hiérarchisation des civilisations??? (2)). Gunther Schuller était donc le sujet de la troisième partie de ma conférence de l'Ircam le 12 février 2010, Third Stream v. Free Jazz, de Gunther Schuller aux musiques actuelles improvisée en passant par la rencontre de Edgar Varèse avec Charles Mingus (colloque "Comment analyser l'improvisation").

 

Gunther Schuller
http://arts.endow.gov/av/video/2008jazzpanel/index.html

C'est le Jazz qui très tôt a attiré le jeune corniste Gunther Schuller qui, à 16 ans, a déjà une place dans l’orchestre symphonique de Cincinnati (1943-1945) puis dans l’orchestre du Metropolitan Opera de New York (1949-1959). Pour lui, la ségrégation musicale n'a pas de sens, et il voit autant de valeurs musicales dans le Jazz que dans la musique classique. Ainsi, en mars 1950, il rejoint le nonnette de Miles Davis pour participer à la troisième et dernière session d'enregistrement de Birth of The Cool. Cette expérience entre autres a amené Gunther Schuller à formuler le concept de Third stream en 1957 lors d'une conférence à la Brandeis University, pour constater alors surtout un état de fait d'ordre à la fois sociologique et musicologique, n'imposant aucun dogme.
Lors du Brandeis Jazz Festival Project de 1957, 3 concerts ont été organisés, le 10, 18 et 20 juin, pour mettre en avant des pièces de 3 compositeurs dits classiques: Gunther Schuller, Harold Shapero et Milton Babbitt et 3 compositeurs dits Jazz: Jimmy Giuffre, George Russell et Charles Mingus. L'ensemble ayant créé ces pièces était dirigé par Gunther Schuller ou George Russell et incluait notamment Bill Evans, Art Farmer, Jimmy Knepper ou Charles Mingus.

La rencontre du Jazz avec la Musique Classique a fait émerger l'idée qu'il y a une 3ème voi(e)x possible déjà sous-jacente, selon Gunther Schuller, dans, d'un côté des oeuvres telles que Contrastes (1938) de Bartok, écrite en pensant à la virtuosité de Benny Goodman ou La Création du Monde (1923) de Darius Milhaud, empreinte de rythmes Jazz et , d'un autre côté, les divers opéras de Scott Joplin dont on ne sait que peu, ou la musique de Duke Elington avec ses multiples recherches intuitives sur le timbre (imitation de train etc...).
Gunther Schuller propose entre autre de réintroduire l'improvisation dans la musique dite "savante" de plus, et il tiendra à le faire remarquer en 1981 dans un article intitulé "What Third Stream is not", l'idée de Third Stream met aussi en avant une pensée esthétique moderniste, c'est à dire qui se veut exploratrice de nouvelles formes de pensée musicale. Pour lui donc il ne s'agit pas d'insérer des cordes dans un ensemble Jazz ou du Ravel dans un morceau de Jazz, mais bien de repenser la musique au-delà de toute naïveté facile justifiée par une volonté de ne pas connaître l'autre forme de musique rejetée car jugée soit trop savante, soit trop populaire.
Au-delà de toute polémique se pose néanmoins la question de l'écriture, comment transmettre clairement les techniques de jeu développées par exemple par John Coltrane et Pharoah Sanders lors de leur duo d'alto en mode multiphonique au début de Léo en 1966 au Japon.

On peut alors penser, à la même époque, aux idées étonnantes de Lachenmann, avec une grosse différence, Lachenmann en a laissé une trace écrite qui d'une certaine façon fait autorité. Cependant, sachant que Lachenmann a lui même était pianiste de Jazz, il est évident qu'il n'a pas cherché à imposer un nouveau mode d'écriture pour avoir une quelconque suprématie, il l'a fait finalement parce que, pour lui, il s'agissait de sa façon d'exprimer sa pensée musicale. Cependant la conséquence en est que certains improvisateurs se réclament de Lachenmann en oubliant les recherches sonores des musiciens de Jazz.

Varèse, quelques années avant lui, a peut-être voulu à la fois rendre hommage au son produit par les Jazzman, tout en continuant ses propres recherches lorsqu'il a décidé de collaborer avec Mingus, en particulier dans la perspective d'obtenir des sons spécifiques pour son futur Poème électronique.

 

© Frédéric Maintenant 2012

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07 mars 2012

Hiérarchisation des civilisations??? (2)

Suite de la présentation que j'ai faite à l'Ircam le 12 février 2010 lors du colloque "Comment analyser l'improvisation". Elle s'intitulait:
Third Stream v. Free Jazz, de Gunther Schuller aux musiques actuelles improvisée en passant par la rencontre de Edgar Varèse avec Charles Mingus.... 

 

George Russel 

 

Un autre musicien dit de Jazz me semble important pour comprendre les nécessités et, en même temps, quelque part, l'absurdité de ces catégories, il s'agit de George Russell. En Effet Russell vient de ce que l'on appelle typiquement la scène Jazz, cependant pour des raisons de santé, et par intérêt personnel, il décide de se livrer à une recherche théorique sur la musique, recherche qui d'ailleurs dans un premier temps est sans rapport direct avec le Jazz. Ainsi en 1953, il publie ses premiers travaux théoriques sur son concept chromatique et lydien d'organisation tonale, ceux-ci représentent une réelle avancée sur les réflexions sur le langage harmonique à la fois pour la composition et l'analyse, dépassant enfin le système majeur-mineur. Evidemment, Schonberg avait, dès 1911, publié son Harmoniliere, mais l'approche modale de Russel marque, après celle de Messiaen un réel tournant dans la maîtrise de l'harmonie contemporaine, débouchant, entre autre, en ce qui concerne le Jazz, vers le concept d'harmolodie développé par Ornette Coleman (qui, selon les dire de François Bayle, était considéré comme un compositeur à part entière par Stockhausen), mais aussi sur des albums tels que Kind of Blue de Miles Davis le tout  anticipé, dès 1947, par la fameuse collaboration Gillepsie-Russell, Cubana be Cubana bop, faisant pendant à la même époque à Birth of the Cool (1948-50), mais nous y reviendrons dans un instant.

Il est à noter, qu'en France, il faut attendre 2007 et  la thèse de Frédéric Saffar,  Jazz et théorisation : la figure centrale de George Russell; sous la direction de Jean-Paul Olive, à Paris 8, pour trouver une traduction française de l'ouvrage de George Russell, The Lydian Chromatic Concept of Tonal Organization. Frédéric Safar nous dit:
"Ce traité se préoccupe des principes organisationnels du jazz, jusque-là plus ou moins implicites, et mêle l'influence de la "modalité harmonique" qui se développe au sein de la tradition savante depuis la fin du XIXè siècle (Debussy, Ravel) à celle de la praxis réelle des jazzmen. L'un de ses apports premiers est la mise en relation d'accords avec certains modes. Mais George Russell va bien plus loin : associant la pensée "modale" au chromatisme hérité de la musique moderne, il permet au jazz d'aborder aux rivages de la "pantonalité", frôlant l'atonalité sans vraiment s'y noyer, ce qui le distingue du courant du free jazz ("La liberté sans logique, c est le chaos", dit-il). Ce traité, bien que pillé dans de nombreux ouvrages, qui n'en comprennent néanmoins pas toujours la dimension révolutionnaire, a peu été étudié, même aux États-Unis. "

Il est à noter que Tore Takemitsu déclara dans un interview au Swing Journal à Tokyo : "C'est un des deux livres les plus splendides sur la musique avec celui de Messiaen : 'Technique de mon langage musical' (1944)" . Bien que je sois considéré comme un compositeur de musique contemporaine, si j'ose, en tant qu'artiste, me catégoriser, j'ai été fortement influencé par le "Lydian concept" qui n'est pas seulement une méthode de musique, mais peut-être pouvons-nous l'appeler une philosophie de la musique, ou encore une poétique."

George Russell a eu pour étudiante Carla Bley, on retrouve chez elle cette interaction entre un langage harmonique complexe et ce que l'on appelle, peut-être à tord, free jazz. A tord, car même Ornette Coleman, bien qu'un de ses disques porte le nom de Free Jazz, rejette l'idée que sa musique soit du Free jazz et met en avant l'importance d'un matériau organisé au préalable. On peut noter au passage, pour rendre peut-être, encore plus ambigüe et à la fois nécessaire la notion de catégorie, l'oeuvre pour ensemble dit free jazz de Penderecki. Actions qui a été enregistré live en 1971 à Donaueschingen est une pièce pensée par Penderecki pour le New Eternal Rhythm Orchestra qu'il dirigeait lui-même. Cet orchestre était co-dirigé par Don Cherry et comprenaient un véritable who's who de la scène Free Jazz européenne, alors émergeante:  Peter Brotzmann, Willem Breuker, Paul Rutherford, Han Bennink, Terje Rypdal, Kenny Wheeler et Tomasz Stanko.

La performance était plutôt réussie, dégageant une impression de liberté structurée, on peut se rendre compte que si les musiciens improvisent, ils vont dans une direction bien définie, un peu comme avec Carla Bley. La différence étant, peut-être là, que Penderecki ajoute un sentiment de structure moins présent dans des compositions dites Jazz.

Ceci nous mène donc à entrer au coeur d'un débat actuel: l'improvisation est-elle forcément liée au Jazz? Ce qui est sûr c'est que dans la pratique, un musicien de Jazz doit nécessairement savoir improviser, alors que jusqu'à encore récemment, l'improvisation était bannie des conservatoires! Pourtant dans le années 60 un certain nombre d'improvisateurs virtuoses ont émergé qui ne connaissait pas le Jazz, on peut penser à Cornelius Cardew ou à Frédéric Rzewski. Rzewski rattache, dans sa culture personnel, la notion d'improvisation à celle de cadence, et à développer une façon d'inclure l'improvisation dans ses pièces qui ne fait pas appel à des connaissances jazziques, cependant il disait encore récemment (le 26 septembre 2009 dans un entretien avec Martin Kaltenecker): "On pense à nouveau à l'improvisation grâce au jazz."

 

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16 février 2012

Le vent du silence

Le vent du silence, c'est un peu la constatation que la philosophie européenne ne laisse que le silence comme moyen d'expression à la pensée extra-européenne. Si depuis Debussy, Messiaen, pour ne citer qu'eux, la pensée musicale extra-européenne est largement intégrée dans la pensée musicale tout court, on ne trouve pas cette même ouverture dans la philosophie. Reprenant un des seuls textes philosophiques mettant en regard pensée européenne et pensée japonaise, Wehen der Stille a été conçue en collaboration avec Wilhelm Bruck, un des musiciens principaux de Mauricio Kagel, il a repris l'année dernière l'impressionnant Zwei-Mann-Orchester.

Voici le texte de présentation de Wehen der Stille, distribué lors de la première dans le Hall de Carré d'Art à Nîmes le 6 avril 2008:

FREDERIC MAINTENANT : WEHEN DER STILLE (2007-2008) – pour Guitarrón,
3 Actions de Théâtre Musical en hommage à Wolf Vostell – dédié à Wilhelm Bruck.
(Carré d’Art, Nîmes, 04/04/2008)

L’appropriation des instruments exotiques, c’est-à-dire non-européens, par la musique contemporaine m’intéresse en particulier depuis ma collaboration avec les South Bank Gamelan Players en 2000.
Le Guitarrón mexicain est un instrument semi exotique puisqu’il s’est développé indépendamment à partir de l’ancêtre de la guitare, importé au Mexique par les colons espagnols. Il s’agit d’une grosse (suffixe – ón) guitare, donc, en fait, d’une guitare basse à 6 cordes un peu comparable, dans sa tessiture, à la contrebasse.
La beauté mystérieuse de l’instrument et sa résonance claire et douce m’a inspiré particulièrement, mais pas dans son écriture traditionnelle. En effet, en général, le Guitarrón est la basse des Mariachis, ensembles traditionnels mexicains comprenant violons, trompettes, diverses guitares, parfois des flûtes, et liés à des activités festives.  Il est à noter que Mauricio Kagel, Jurg Widemann ont déjà utilisé de façon détournée le Guitarrón.
L’expèrience directe avec l’instrument m’a fait découvrir la possibilité de transformer acoustiquement et métaphoriquement le Guitarrón en Koto, instrument traditionnel japonais.
L’occasion de composer une pièce pour l’exposition Vostell du Carré d’Art de Nîmes m’a conduit à un détournement supplémentaire avec l’utilisation de 3 archets pour obtenir des sonorités proches des actions musicales de Vostell.
Plusieurs fils conducteurs sont sous-jacents à Wehen der Stille : de prime abord Aus einen Gespräch von der Sprache (1953-54) de Martin Heidegger traduit par D’un entretien de la parole, d’où sont tirés le titre Wehen der Stille et les mots dits par Wilhelm Bruck. Ce texte est un dialogue entre un traducteur japonais et un philosophe allemand dont l’objet est, en partie, de comprendre comment la notion très européenne d’esthétique se traduit en japonais, introduisant ainsi la notion d’Iki, et se référant au philosophe japonais Kuki Shûzô. Voici l’extrait du texte utilisé dans Wehen der Stille :

D. — Le mot japonais pour « parole », comment dit-il ?
J.        (après avoir encore hésité) — Il dit « Koto ba ».
D. — Et cela veut dire ?
J. — Ba nomme les feuilles, mais aussi et en même temps les pétales.
Pensez aux fleurs de cerisier et aux fleurs de prunier.
D. — Et que veut dire Koto ?
J. — Répondre à cette question, voilà qui est suprêmement difficile. Pourtant, ce qui en facilite la tentative, c’est que nous avons osé préciser et situer l'Iki : le pur ravissement de la paix du silence en son appel. Or le souffle, le vent de cette paix qui mène à soi et approprie ce ravissement et son appel, c’est : ce qui gouverne la venue de ce ravissement. Mais Koto nomme toujours aussi ce qui chaque fois ravit, donc le ravissant lui‑même venant rayonner dans l'instant qui ne se répète jamais, avec la plénitude persuasive de sa grâce.
D. — Koto serait alors l'appropriement de l'éclaircissante annonce de la grâce.
(traduit par François Fédier, 1976)
(F) Wie heißt das japanische Wort für „Sprache“?
(J) (nach weiterem Zögern) Es heißt „Koto ba“.
(F) Und was sagt dies?
(J) ba nennt die Blätter, anch und zumal die Blütenblätter. Denken Sie an die Kirshblüte und an die Pflaumenblüte.
(F) Und was sagt Koto?
(J) Diese Frage ist am schwersten zu beantworten. Indessen wird ein Versuch dadurch erleichter, daß wir das Iki zu erlaüten wagten: das reine Entzücken der rufenden Stille. Das Wehen der Stille, die dies rufende Entzücken ereignet, ist das Waltende, das jenes Entzücken kommen laßt. Koto nennt aber immer zugleich das jeweils Entzückende selbst, das einzig je im unwiederholbaren Augenblick mit der Fülle seines Anmutens zum Scheinen kommt.
(F) Koto ware dann das Ereignis der lichtenden Botschaft der Anmut.

Les autres fils conducteurs sont:
. Le mythe de Pygmalion, mais aussi la scène lyrique Pygmalion (1770) dont le livret est de Jean-Jacques Rousseau et qui constitue le premier mélodrame : la voix ne chante pas le texte, mais le dit.
. Que Viva Mexico ! (1929-1932) de Sergeï Eisenstein, monté par Grigori Alexandrov en 1979, pour les première et troisième actions.
. Dodes’kaden (1970) de Akira Kurosawa pour l’atmosphère, les couleurs, le tragique; le rapport entre esthétique européenne et asiatique; ceci, donc, en particulier, pour la deuxième action.
. Le thème de la Fugue en si mineur BWV 869, Das wohltemperierte Klavier I (1722) de Johann Sebastian Bach, légèrement retouché, sert de motif musical dans la deuxième action.
. Un enregistrement du concert Fluxus Sara-Jevo de Wolf Vostell, le 9 septembre 1994, à la Fondation Pilar et Juan Miró de Palma de Majorque, pour la troisième action.

Remerciements : Wilhelm Bruck, Luz Estela Santos de Bruck, Toshio Hosokawa, Kyoko Kawamura, Costas Tsougras, Thomas Noll, Françoise Cohen, Delphine Verrières, Marie Reverdy, Gaëlle Reynaud, Marie Lamachère, Royds Fuentes-Imbert.

Wehen der Stille, pour Guitarrón, 3 actions de théâtre musical en hommage à Wolf Vostell, (2007-2008), 10-20mn,
composé à Paris et Cologne,
avec des extraits du texte de Martin Heidegger: Aus einen Gespräch von der Sprache (1953-54)
(D’un entretien de la parole. Entre un japonais et un qui demande),
commande de Wilhelm Bruck,
créée dans le cadre de l'exposition Wolf Vostell (13/02 - 12/05 /2008 au Carré d'art de Nîmes),
sous la direction de Françoise Cohen, avec des fonds de la ville de Nîmes,
Wilhelm Bruck : Guitarrón et voix,
Frédéric Maintenant et Wilhelm Bruck: mise en scène,
Hall de Carré d'Art, 06/04/2008, Nîmes.

 

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10 février 2012

Controlling Spectral Harmony with Kohonen Maps

Voici un article que j'ai présenté en décembre 2003 à Caserta, près de Naples, lors de la 3ème conférence Understanding and Creating Music, :

Maintenant F.R., Controlling Spectral Harmony with Kohonen Maps, in M. Olibetti-Belardinelli (ed.), Cognitive Processing, Volume 4 (2003), Springer Berlin/Heidelberg.

Selected paper presented at the 3rd International Conference “Understanding and Creating Music”, Maths department, Università di Napoli 2,  Caserta 11-15 December 2003. In G. Buzzanca, G. Di Maio, G. Nottoli, M. Olibetti-Belardinelli, L. Tarabella (ed.), CD-Rom.
Prix Nicola Ugo Stame,  Istituto Italiano per gli Studi Filosofici - UCM 2003  (abstract)

 

 

 

 

 

 

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08 février 2012

Hiérarchisation des civilisations???

Donc il y a une hiérarchisation des civilisations??? C'est un débat ouvert récemment par le grand rhéteur préfet nommé ministre qu'est Claude Guéant. Il s'appuie sur une pensée de l'histoire que, ma fois, l'histoire usuelle de la musique enseignée, au moins jusqu'à la fin du 20ème siècle, dans les écoles, collèges, conservatoires français ne dénierait pas. Rousseau, grand penseur de la musique et de l'humain, en serait horrifié, lui qui, sans mettre de hiérarchie, fut un des premiers européens à incorporer un air chinois dans un ouvrage de musique. Ce qui suit est le début de la présentation que j'ai faite à l'Ircam le 12 février 2010 lors du colloque "Comment analyser l'improvisation". Elle s'intitulait:
Third Stream v. Free Jazz, de Gunther Schuller aux musiques actuelles improvisée en passant par la rencontre de Edgar Varèse avec Charles Mingus


En ce qui concerne l'improvisation, et en fait la musique en général, il me semble malheureusement nécessaire d'établir des catégories du type populaire, classique, savant, Jazz etc. Je dis cela parce qu'il me semble que chaque catégorie peut ensuite être divisée mais aussi reliée au sens mathématique/métaphorique des foncteurs. C'est à dire que l'on doit parler de catégories uniquement si on est capable de les relier entre elles, d'établir des ponts, sinon il s'agit d'ostracisme!
Une des catégories souvent avancée en musicologie relativement récemment est la catégorie "savante". Or cette catégorie est mise en général en relation avec la catégorie classique, alors qu'à mon sens, elle peut aussi être mise en relation avec les catégories Jazz, Rock, Non-european, aural etc.
Marc Chemilier, par exemple, a montré que dans des cultures dites relevant de l'auralité, une pensée savante se développe en dehors souvent de concepts habituellement reconnus dans les universités occidentales.
En ce qui nous concerne, il s'agit d'établir des ponts entre musiques classiques, savantes, Jazz, musiques relevant de l'auralité et musiques improvisées.
On peut dire que jusque dans les années 70 la formation du musicien et son origine ethnique étaient déterminantes dans son insertion, imposée de l'extérieur (c'est à dire par autrui) ou à cause de ses choix esthétiques, dans une catégorie ou une autre.
Par exemple, Herbie Hancock ne s'est intéressé au jazz professionnellement que très tardivement et ce, par l'intermédiaire d'un musicien de Jazz blanc: Chris Anderson. Dans le fond, il était clairement un musicien classique ayant joué Mozart   à 11 ans en concert avec le Chicago Symphony Orchestra!
D'autre part des musiciens tels que Archie Schepp rejette clairement le mot jazz même si à la fin d'un entretien à France Culture (Sur les Docks, 01/02/2008) il se dit Jazz man. De part sa formation, Archie Schepp vient du théâtre! Il étudie la dramaturgie au Goddard College de 1955 à 1959, mais les aléas du métier de comédien et son origine ethnique le poussent, professionnellement, vers la musique dite Jazz .

On pourrait en conclure que Jazz est un mot fourre-tout, d'ailleurs en 1966 lorsque l'on demandait, lors d'une tournée au Japon, à John Coltrane comment il catégorisait la musique qu'il faisait, il répondait:

"J'ai peut-être tort, mais le terme "musique classique", à mon avis, veut dire musique d'un pays jouée par les compositeurs et musiciens de ce pays, plus ou moins, par opposition à la musique sur laquelle les gens dansent ou celle qu'ils aiment chantonner, la musique populaire... Il y a différents types de musique classiques à travers le monde... En ce qui concerne le style, si vous me demandez ce que nous jouons, il me semble qu'il s'agit de la musique de collaborateurs individuels. Et si vous vous voulez lui donner un nom quelconque, vous pouvez l'appeler musique classique."

 

ref. http://www.ircam.fr/concerts_spectacles.html?event=818&L=0

 

© Frédéric Maintenant 2012

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